4e Edition des Carrefours du Management au Sénégal

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Les Carrefours du Management au Sénégal sont une des activités les plus significatives de l’Association Sénégalaise des Sciences de Gestion (ASSG).

Les Carrefours du Management au Sénégal (CM/Sénégal) sont un cadre d’échange entre praticiens et chercheurs en Sciences de gestion.

Les principaux sujets et questions intéressant  la vie des entreprises et des organisations y sont débattus avec une double approche (universitaire et praticien).

Les CM/Sénégal constituent ainsi un environnement de réflexion sur les conditions de viabilité et de performance des entreprises au Sénégal.

Par conséquent CM/Sénégal est un contexte idéal où les préoccupations des managers et des chercheurs en management sont rapprochés pour nourrir la formation et la recherche en gestion et ainsi renforcer le niveau d’adéquation entre formation et emploi et susciter des problématiques de recherche.

Les Carrefours du Management au Sénégal offrent ainsi aux spécialistes, aux managers et aux chercheurs en Management un cadre de networking et de développement des relations interprofessionnelles.

La quatrième édition, en collaboration avec le Groupe ISM, porte sur le thème « Le Patron, l’Etat et le Peuple : examen de la responsabilité sociétale des grands entrepreneurs sénégalais ».

Au plan économique, l’actualité est marquée par la forte présence de grands distributeurs mondiaux.

Leur offre semble être plébiscitée au regard des longues files d’attente devant certains magasins ou encore face à la forte levée de bouclier d’acteurs de la distribution traditionnels de même que d’activistes. Ces derniers voient à travers cette présence une autre forme de colonisation.

Ledit débat dépasse le secteur de la distribution et concerne à peu près tous les autres secteurs où une « opposition » entre acteurs étrangers et acteurs nationaux fait écho de plus en plus. On peut citer entre autres secteurs ceux de la distribution d’hydrocarbures, les BTP, les IT, les établissements d’enseignement supérieur privé, etc.

Un tel débat pose en filigrane les rapports entre les entrepreneurs, l’Etats et le peuple. Autrement dit la responsabilité sociétale des grands entrepreneurs sénégalais est questionnée :

Sont-ils disposés à investir dans des secteurs fortement risqués et peu rémunérateur à court terme ??????

Sont-ils disposés à exercer dans les secteurs à forte intensité de main d’œuvre pour contribuer à l’effort national de résorption du chômage de masse ??????

Accompagnent-t-ils suffisamment l’éclosion d’entreprises dans des secteurs adjacents pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes ????????

Engagent-ils des investissements discrétionnaires pour soulager la population en termes d’infrastructures sanitaires ou scolaires ?????????

Assurent-ils à leurs salariés un traitement et un accompagnement pouvant contribuer à leur épanouissement professionnel et personnel ?

Autant de questions non exhaustives qu’il conviendrait de traiter sans complaisance pour éclairer l’opinion nationale sur l’utilité sociale des entreprises créées par les sénégalais.